Old French Translation:

Le paludisme

Qu'est-ce que le paludisme?

Pourquoi devons nous nous préoccuper de cette maladie?

Pourquoi le paludisme se transmet-il ?

Au cours de notre expédition, l'une de mes plus grandes préoccupations est la maladie, et plus spécifiquement le paludisme. Lors de mes voyages précédents, j'ai contracté plusieurs fois le paludisme. La dernière fois, j'y suis presque passé, à cause d'une souche résistante que j'avais attrapé à Irian Jaya. Pendant deux ans et demi, la maladie a réapparu tous les trois mois. Les crises douloureuses et les horribles effets secondaires du larium (aussi appelé méfloquine) m'ont conduit à faire plus de recherches sur le sujet. J'ai parlé de mon problème à des spécialistes aux Etats-Unis, en Europe et en Asie; mais il semble que le paludisme et son traitement restent des thèmes très controversés (de nombreux scientifiques et médecins ne sont pas d'accord sur le sujet). Mon intention est de faire connaître les dangers du paludisme, ainsi que les responsabilités de tous les voyageurs dans le Tiers Monde (afin de rester à la fois à l'abri de cette maladie et ne pas transmettre de souches résistantes aux peuples locaux). Il ne s'agit pas uniquement de se protéger des effets douloureux de la maladie, mais aussi de connaître les graves impacts que peuvent avoir les mesures préventives traditionnelles utilisées pour les touristes sur les populations locales. Reportez-vous à la section : La prévention, un sujet controversé.


Qu'est-ce que le paludisme?

Extrait de : http://www.malariatest.com./malaria.html (Flow Inc. a développé une analyse rapide du paludisme adaptée à tous les centres médicaux).

De nos jours, le paludisme serait  la plus répandue des maladies parasitaires qui touche les humains. L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estime à 270 millions le nombre de nouvelles infections du paludisme dans le monde, ainsi que 110 millions de cas de maladies et 2 millions de morts*. Cette maladie est à l'origine de 25% de la mortalité infantile en Afrique.

Le paludisme est une maladie protozoaire transmise par les moustiques. Cette maladie est endémique* dans pratiquement toutes les régions tropicales et semi-tropicales du monde. La transmission du paludisme se produit dans une centaine de pays, et 2 milliards de personnes risquent d'être infectées par le paludisme.

Il existe quatre espèces de parasites transmettant le paludisme aux humains : le Plasmodium falciparum, le Plasmodium vivax, le Plasmodium malariae, et le Plasmodium ovale. Le P. falciparum et le P. vivax sont les formes pathogènes du paludisme les plus courantes. Le P. vivax est responsable d'une importante morbidité*, mais elle est rarement mortelle alors que le P. falciparum est mortel dans environ 1% des cas, ce qui représente plus de 95% des cas mortels dus au paludisme dans le monde entier.

Quelques symptômes du paludisme : fièvre, frissons, myalgie (douleur musculaire), maux de tête, nausée, vomissements, et diarrhée.


La prévention, un sujet controversé

Les centres médicaux (du voyage) vous mettront en garde contre le paludisme. Et ils ont raison, car dans la plupart des pays tropicaux, vous mettez votre vie en danger. Mais avant d'écouter leurs conseils et de prendre des traitements prophylactiques*, vous devez être conscients de ce qu'ils impliquent. Le plus important est de savoir que les médicaments préventifs demeurent inefficaces contre certaines souches et les souches résistantes ne cessent de se développer. La prise de produits prophylactiques ne vous protège donc pas entièrement. Les médicaments préventifs que vous prenez sont peut-être déjà dépassés par les souches de paludisme qui sont en constante évolution.

La protection des populations locales

L'utilisation des prophylactiques par les touristes a un impact important sur les populations locales. Le plasmodium du paludisme est en continuelle mutation. De la même manière que les bactéries sont devenues résistantes à la pénicilline (l'antibiotique magique des années 60), les souches de paludisme sont petit à petit immunisées contre les médicaments utilisés aujourd'hui. Dans de nombreux pays, la quinine et la chloroquine classiques sont devenues totalement inefficaces. On pourrait penser qu'il est relativement facile pour un voyageur de prendre un nouveau médicament afin d'être prêt pour ses prochaines vacances dans les régions tropicales. Mais ce nouveau médicament peut aussi devenir trop vite inefficace. Nous devons surtout penser aux personnes vivant dans les zones qui n'ont pas accès aux nouveaux médicaments pour combattre les récentes souches résistantes. Lorsque ces médicaments sont disponibles, elles ont rarement les moyens pour les acheter. Les populations locales s'en remettent donc aux produits naturels qu'ils ont toujours utilisés. Quand ces remèdes deviennent inefficaces, elles succombent aux maladies mutantes que nous avons contribué à créer en prenant des produits prophylactiques préventifs. Plus de 2 milliards de personnes sont exposées à cette maladie, nous devons donc tous avoir une attitude responsable pour ne pas être la cause de la création de souches résistantes*.

La prise de médicaments pour soigner le paludisme après l'avoir contracté réduit le risque de mutation, car le virus n'aura pas autant d'opportunités de développer une nouvelle souche résistante. Si nous prenons régulièrement le traitement de manière préventive, nous exposons les populations locales à plus de dangers. C'est donc à nous de décider si des vacances sûres, avec un risque minimum de contracter le paludisme, sont plus importantes que la vie des peuples qui seront exposés aux nouvelles souches que nous aurons contribué à créer dans la région où nous voyageons.

La plupart des formes de paludisme se guérissent. Pourquoi ne se borne-t-on donc pas à traiter le paludisme quand il se déclare? En prenant des médicaments prophylactiques semi-toxiques sur une longue période nous éviterons les effets secondaires douloureux de la maladie, et nous ne génèrerons pas de souches résistantes qui ont un impact important sur les populations locales*.

Au cours de notre expédition, nous serons constamment exposés au paludisme. Nous nous trouverons souvent dans des endroits reculés dans la jungle sans pouvoir avoir accès à des centres médicaux. Mes recherches m'ont conduit vers une nouvelle sorte de médicament que nous prendrons si nous contractons cette maladie. Je n'ai pas encore expérimenté ce médicament (l'Artenam), mais il semble prometteur. Il semble traiter la plupart des souches et a l'avantage d'être fabriqué à base de dérivés de plantes naturelles. Il pourrait facilement être produit et utilisé localement dans la plupart des pays. Nous vous informerons de notre santé au cours de l'expédition et vous ferons savoir comment l'Artenam agit sur nous. En attendant, je vous encourage à contacter l'organisation suivante pour plus d'informations :

Arenco Pharmaceutical Company (centre de recherche sur le paludisme et autres maladies tropicales)

http:/www.arenco.be

Vous pouvez aussi passer à : "Plus d'informations sur ce sujet controversé"


Un nouveau médicament possible pour traiter le paludisme

"L'artemisinine" est un nouveau médicament contre le paludisme qui nous vient de Chine et du Vietnam, c'est un dérivé de la plante artemisia annua L., appelée localement "qing hao" (armoise douce ou encore armoise annuelle) qui appartient à la famille des asteraccae.

Cette plante est utilisée depuis des siècles par la médecine traditionnelle chinoise pour traiter certaines fièvres ainsi que le paludisme.

Ce paragraphe a été rédigé à partir du texte "Introduction to artemisinin and its derivative -B-Artemether" trouvé sur le site : http:/www.arenco.be


Le test du paludisme

L'analyse OptiMAL®

Flow Inc. a développé une analyse de cette maladie rapide et adaptée à tous les centres médicaux. L'analyse OptiMAL® est une analyse "dipstick" sensible et simple à utiliser qui permet de détecter toutes les espèces les plus importantes du paludisme "humain"; de plus elle peut distinguer le P. falciparum et le P. vivax. Enfin, cette analyse peut être utilisée pour suivre la thérapie du patient.

http://www.malariatest.com./

6127 S.W. Corbett
Portland, Oregon
97201 USA
503-246-2710
503-245-7666 FAX
E-mail: MIKEatFLOW@aol.com


Les vaccins contre le paludisme

Depuis des années, les scientifiques recherchent des vaccins possibles pour se protéger contre le paludisme. Les recherches ont conduit à des vaccins potentiels, mais aucun n'a été approuvé par la communauté scientifique dans son ensemble. Les recherches continuent donc. Si ce sujet vous intéresse, vous pouvez aller visiter les sites suivants : http://www.brown.edu/Courses/Bio_160/malaria/index.html

Questions et commentaires à :
Robert Meguid - Robert_Meguid@brown.edu
Sean Coughlin - Sean_Coughlin@brown.edu
Victor Karkar - Victor_Karkar@brown.edu


Plus d'informations sur ce sujet controversé

"L'abus de prophylactiques dans la lutte contre le paludisme a forcé le paludisme à se transformer en une relation pathogène grave au lieu d'une relation symbiotique. Les personnes voyageant dans les zones de paludisme endémique avec des prophylactiques ne font qu'aggraver le problème pour les populations locales."

Peter Singfield (iatrologist, Belize).

"...Mais en Occident, les premiers succès dans le contrôle de cette maladie infectieuse ont engendré une certaine arrogance et une croyance dans un certain nombre de solutions -des vaccins et des antibiotiques qui anéantissent plutôt qu'ils n'enrayent la maladie. Nous savons que les pathogénies efficaces ont beaucoup évolué et sont des éléments intelligents, mais nous fanfaronnons en les attaquant comme s'ils étaient stupides, en persévérant contre des agresseurs que nous sommes peut-être. Lorsque un microbe subit une mutation suite à nos attaques, nous partons à la recherche d'une arme encore plus grosse avec laquelle nous pourrons le détruire. Mais comme toutes les maladies qui renaissent, le paludisme s'est débrouillé non seulement pour éviter les balles, mais aussi pour retourner l'arme contre nous. Nos attaques n'ont pas affaibli le parasite, au contraire celui ci est devenu encore plus virulent. Le contrôle de cette maladie requiert de la vigilance, de la patience et, dans une certaine mesure, certains sacrifices de notre part (il y a des endroits que nous devrons peut être éviter). Il faut faire des compromis, mais jusqu'ici , nous avons rechigné à les faire. Alors que les scientifiques poursuivent leur recherche d'un vaccin efficace ou de médicaments puissants, d'autres chasseurs de trésor [les mineurs mentionnés plus haut dans l'article] en Thaïlande et au Brésil aident la maladie à se propager. Nous ne savons pas si les aventures/recherches scientifiques seront récompensées, mais pour le moment il est clair que nous en payons le prix. Le paludisme, une maladie ancienne, une maladie contrôlable, est actuellement en train de se propager."

Extrait de l'article "Resurgence of a Deadly Disease" (Résurgence d'une maladie mortelle) écrit par Ellen Rippel Shell, The Atlantic Monthly, août 1997.  Cet article explique pourquoi la science est en train de perdre la guerre contre la propagation du paludisme.

 


Le contrôle du paludisme dans une noix de coco, par le centre de recherche et de développement international (IDRC), basé à Ottawa, Canada

Au Pérou, des chercheurs ont découvert une arme bon marché et écologique pour lutter contre le paludisme : cette arme est la NOIX DE COCO. Des noix de coco sont utilisées pour incuber une bactérie qui contrôle efficacement la larve du moustique qui transporte le paludisme.

A propos du paludisme

Le paludisme, l'une des maladies les plus débilitantes* dans les pays en voie de développement, est de retour. Les épidémies deviennent de plus en plus importantes, malgré une décennie de programmes de contrôle dans diverses régions du monde. Le paludisme se propage par la piqûre d'un moustique. Il provoque des fièvres, des frissons, des nausées et des douleurs musculaires et peut mener à de sévères complications ainsi qu'à la mort. Ses effets affaiblissants baissent la productivité; dans les pays où le paludisme est endémique, l'absentéisme de la main d'œuvre et dans les écoles est très élevé. Presque la moitié de la population court le risque d'attraper le paludisme. Entre 300 et 500 millions de personnes souffrent de cette maladie chaque année, et plus d'un million en meurt. Les moustiques deviennent de plus en plus résistants aux insecticides chimiques, comme le DDT, que nous utilisons depuis des décennies pour contrôler le paludisme. De plus, ces insecticides sont chers, peuvent représenter une menace pour notre santé et contaminer l'environnement.

  Une solution: les noix de coco pour produire une bactérie qui détruit le paludisme

  • La Bacillus thuringiensis var israelensis H-14 (Bti) est une bactérie qui tue de manière efficace les larves de moustique. Elle est disponible dans le commerce, mais son coût peut être prohibitif pour les pays en voie de développement. Mais les chercheurs de l'institut de médecine tropicale Alexander von Humboldt Tropical à Lima au Pérou ont trouvé une manière bon marché de produire cette bactérie : elle peut se développer dans les noix de coco, puis être lâchée dans les étendues d'eau où les larves de moustique pulullent.
  • La Bti est écologique, c'est une bactérie naturelle qui est inoffensive pour les humains et le bétail.
  • L'équipe de recherche a développé un kit pour produire la Bti dans les noix de coco avec les instructions minimales que les communautés peuvent utiliser facilement. Les noix de coco existent en abondance et sont 'gratuites' dans les régions où le paludisme est le plus répandu et poussent dans les cocotiers qui se trouvent souvent à côté des étendues d'eau infestées de larves de moustique.

La noix de coco : un vrai laboratoire

"Sur le terrain, la noix de coco peut remplacer la boite de petri et le labo" selon Palmira Ventosilla, microbiologiste et directeur de l'équipe de recherche.

Mode d'emploi

Un tampon en coton qui a été imbibé de Bti est déposé dans un trou qui a été percé dans la noix de coco. Le trou est colmaté avec du coton et fermé avec de la cire de bougie. La coquille rigide de la noix de coco protège la Bti lors de l'incubation et le lait de coco contient les acides aminés et les hydrates de carbone dont la bactérie a besoin pour se reproduire. La noix de coco fermente pendant deux ou trois jours, puis elle est cassée et jetée dans les étendues d'eau infestées. Les larves de moustiques, qui se nourrissent d'algues, vont alors manger la bactérie. La Bti tue les larves en détruisant leur paroi intestinale. Au cours des expériences, la Bti a tué presque toutes les larves de moustiques d'une mare et a arrêté leur reproduction pour 12 à 45 jours. Il faut deux à trois noix de coco pour chaque traitement pour une mare "type". Voici la chronologie des recherches dans ce domaine:

  • 1976 : la Bti est découverte par des scientifiques Israéliens qui avaient découvert un grand nombre de larves de moustiques mortes dans certaines mares. Après avoir analysé l'eau de ces mares, ils isolent le spore de Bti.
  • Fin des années 80. On note, au cours de différentes rencontres internationales, que la situation du paludisme empire.
  • 1988. L'équipe de recherche péruvienne essaie de multiplier le spore de Bti en le faisant fermenter avec des produits locaux comme la banane et l'ananas. L'idée provient des pratiques locales pour fabriquer une boisson fermentée à partir du yucca. Les noix de coco s'avèrent être la meilleure solution.
  • 1992. 102 Etats membres de l'Organisation Mondiale de la Santé reconnaissent la nécessité de lancer une nouvelle campagne de contrôle du paludisme et adoptent une stratégie de contrôle du paludisme à l'échelle mondiale. Cette stratégie reconnaît l'importance du partenariat des communautés locales dans la lutte contre le maladie.
  • 1993. Grâce aux noix de coco utilisées comme incubateurs, trois communautés au nord du Pérou produisent la Bti pour contrôler la reproduction des larves locales.

Copyright 1997 \co International Development Research Centre, Ottawa, Canada\      pub@idrc.ca | 2 mars 1997


Liens

Si vous êtes intéressés par le sujet du paludisme, nous vous conseillons de vous joindre à la liste australienne pour effectuer des recherches dans leurs archives qui sont extrêmement riches.

Email : listserv@wehi.edu.au ; pour souscrire malaria@wehi.edu.au et votre nom


Cette page a été écrite par Jean-Philippe Soulé dans un but éducatif et n'a pas la prétention d'être un guide médical. L'auteur ainsi que CASKE 2000 se dégagent de toute responsabilité contre toute personne prenant cette page comme solution au lieu de demander une assistance médicale appropriée.

Toutes les personnes et organisations citées ont été contactées avant la parution de cette page (veuillez les contacter directement si vous avez des questions sur leurs citations).

Si vous avez des questions et commentaires à propos de cette page, n'hésitez pas à nous contacter :

Jean-Philippe Soulé (leader de l'expédition):

La traduction a été réalisée par Gaëlle Fauré

 

Malaria

What is Malaria? Why do you need to be concerned about Malaria? Why is Malaria spreading?

Among my biggest concerns is disease, specifically malaria. I contracted malaria a few times during my travels, but the last time I nearly perished from a resistant strain I caught in Irian Jaya. For two and half years, I had re-occurrences every three months. Those painful attacks and the terrible side effects from Larium (also called Mefloquine) led me to do much research on the subject. I discussed my problem with specialists in the States, Europe and Asia. Malaria and its treatment remains a very controversial subject (many scientists and doctors remain in disagreements). In this page, my intention is to educate people about the dangers of Malaria, but also on the responsibilities of all travelers in the third world to do their part to both stay safe and not perpetrate resistant strains amongst the local people. The concern is not only to protect one’s self from the painful effects of the disease, but also to be aware of the severe impacts traditional preventative measures for visiting tourists can have on the native population. Please refer to the section: Malaria Prevention, a controversial subject.


What is Malaria?

Quote from: http://www.malariatest.com./malaria.html (Flow Inc. has developed a rapid malaria assay appropriate for all clinical settings).

Malaria is said to be the most important parasitic disease that afflicts humans today. The WHO estimates that 270 million new malaria infections occur worldwide along with 110 million cases of illness and 2 million deaths where 25% of childhood deaths in Africa are attributed to malaria. Malaria is a mosquito-borne protozoal disease that is endemic throughout most of the tropical and semi-tropical regions of the world. Malaria transmission occurs in an estimated 100 countries where 2 billion people are at risk of malaria infection.

There are four species of the human malaria parasite: Plasmodium falciparum, Plasmodium vivax, Plasmodium malariae, and Plasmodium ovale. P. falciparum and P. vivax are the most common and pathogenic forms of malaria. P. vivax causes severe morbidity but is rarely fatal while P. falciparum is fatal in about 1% of all cases which amounts to more than 95% of all malaria caused deaths worldwide.
Symptoms of malaria include: fever, chills, myalgia (muscle ache), headache, nausea, vomiting, and diarrhea.


Malaria Prevention, a controversial subject

Health Travel Clinics will warn you about malaria infection. They are right, your life is at risk in most tropical countries. But before you listen to their advice and start taking those prophylaxis medicines, you should be aware of what it entails. Most importantly, be aware that preventative medicines remain ineffective against some strains and the resistant strains are only spreading. So taking prophylaxis doesn’t protect you entirely – the preventative medicine you receive may be already outdated by the evolving malaria strains.

There are impacts of tourists’ use of prophylaxis. The malaria plasmodium is mutating continuously. The same way bacteria became resistant to penicillin – the magic antibiotic of the sixties – the strains of malaria are becoming immune to modern medicines. In many countries, the classic Quinine and Chloroquine medicines have become completely ineffective. One might think that it is easy enough for a traveler to pick-up a new medicine and be ready for the next tropical vacation. That new medicine too could soon become ineffective. Our biggest concern should be for the people living in those areas who do not have access to new medicines to combat newly resistant strains. When such medicines are available, they rarely can afford it. They rely on the natural medicines they have always used. When those become ineffective, the people succumb to the mutated disease we have helped to create by taking preventative prophylaxis. With more than 2 billion people exposed to this disease, we all have a responsibility to stop the mutation of Malaria.

Using the medicines as a cure after contracting malaria reduces the risk of mutation, as the virus doesn’t have as many opportunities to develop a new resistant strain. For us to take prophylaxis regularly, as a preventative is putting the local people’s lives at risk. It is up to each of us to decide if having a "completely malaria-risk-free" safe vacation in the tropics is worth the lives of local people in the area who will be exposed to a new strain of malaria that we help create.

Most malaria is curable. Why not just deal with Malaria when it occurs? The overall result is that we save ourselves from harmful side effects from taking semi-toxic prophylaxis medicines over a significant period of time and we don’t generate resistant strains that have significant impact on the native population.

Throughout this expedition, we are going to be continuously exposed to malaria. We will often be in very remote areas unable to access any medical facilities. My research has led me to a new type of medicine which we will take as treatment when we contract this disease. I cannot talk from experience yet, but Artenam certainly looks promising. Not only because it is produced from a natural plant derivative but it seems to treat most strains. It could easily be produced and used locally in most countries. We will keep updates on our health for the duration of CASKE 2000 and will let you know how Artenam is working for us. In the meantime I encourage you to contact the following organization for more information:

Arenco Pharmaceutical Company (Malaria and other Tropical Disease Research)

http:/www.arenco.be

You can also jump to: "More on the controversial subject"


A Possible alternative medicine for Malaria

"Artemisinin is a new antimalarial drug of Chinese-Vietnamese origin, derived from the herb Artemisia annua L., locally known as "qing hao" ' sweet wormwood or annual wormwood, and belonging to the family of Asteraccae.

This plant has been used for many centuries in Chinese traditional medicine as a treatment for fever and malaria."

This text was selected from: "Introduction to artemisinin and its derivative -B-Artemether" found at the following URL: http:/www.arenco.be


Malaria Test

The OptiMAL® Assay

Flow Inc. has developed a rapid malaria assay appropriate for all clinical settings. The OptiMAL® assay is a sensitive, simple to use dipstick assay that permits the detection of all major species of human malaria; and can distinguish between P. falciparum and P. vivax. In addition, the OptiMAL® assay can be used to monitor patient therapy.

http://www.malariatest.com./

6127 S.W. Corbett
Portland, Oregon
97201 USA
503-246-2710
503-245-7666 FAX
E-mail:
MIKEatFLOW@aol.com


Vaccine Approaches to Malaria

For years, scientists have researched possible vaccines for malaria. The research has led to potential candidates, but none has yet to be accepted widely. The research goes on. If you are interested, you might want to visit the following links:

http://www.brown.edu/Courses/Bio_160/malaria/index.html

Direct Questions and Comments to:
Robert Meguid - Robert_Meguid@brown.edu
Sean Coughlin - Sean_Coughlin@brown.edu
Victor Karkar - Victor_Karkar@brown.edu


More on the controversial subject

Peter Singfield, a Iatrologist in Belize wrote:

Over use of prophylactics in the war on malaria forced the malaria to evolve into a severe pathonogenic instead of a symbiotic relation. People raveling through endemic malaria areas full of prophylactics are only compounding the problem for the locals.

Peter Singfield

Quote from the August 97 issue of the American magazine The Atlantic Monthly entitled "Resurgence of a Deadly Disease" by Ellen Rippel Shell.  (The article discusses why science is currently losing the war against the spread of malaria. Last paragraph quoted here) :

...But in the West early success in controlling infectious disease has bred arrogance and a belief in whopping big solutions--vaccines and antibiotics that wipe out rather than contain.  We know successful pathogens to be highly evolved and clever creatures, but we bluster about, attacking them as though they were the dumb, plodding aggressors that perhaps we ourselves are. When a microbe mutates around our onslaught, we go off in search of a bigger weapon with which to blast it.  But like all re-emerging diseases, malaria has managed not only to dodge the bullets but also to turn the revolver back at us.  Our attacks have made the parasite not weaker and less certain but more virulent.  Controlling this disease requires vigilance, patience, and, to a certain degree, sacrifice--there are places we might have to avoid.  There are tradeoffs to be made, but so far we've shown ourselves reluctant to make them.  Scientists pursue their quest for an effective vaccine or a more powerful drug while treasure hunters of another kind [miners mentioned previously in the article] in Thailand and Brazil help the disease find a new foothold.  Whether the scientific adventures will eventually pay off is uncertain, but for now there's no question that a price is being paid.  Malaria, an ancient disease, a controllable disease, is spreading.

by Ellen Rippel Shell


IDRC: Malaria Control in a Nutshell

This text was written by: International Development Research Centre, Ottawa, Canada

Researchers in Peru have discovered a low-cost, eco-friendly weapon in the fight against malaria: that weapon is COCONUTS. Coconuts are used to incubate a bacteria which successfully controls the larva of the malaria-bearing mosquito.

The Facts about Malaria

Malaria, one of the most debilitating diseases in the developing world, is making a comeback. Epidemics are increasing, despite a decade of control programs in various parts of the world. Malaria is spread by the bite of a mosquito. It causes fever, chills, nausea, and muscle pain and can lead to severe complications and death. Its weakening effects sap productivity; in countries where malaria is endemic, workforce and school absenteeism is high. Every minute, two children die from the effects of malaria somewhere in the tropics. Almost half of the world's population is at risk of catching malaria. About 300 to 500 million people suffer from the disease each year and more than one million die of it. Mosquitoes are becoming more resistant to chemical insecticides, such as DDT, that have been used for decades to control malaria. Moreover, insecticides are expensive to use and can pose a threat to human health and cause environmental contamination.

A Solution: Using coconuts to produce malaria-killing bacteria

The Coconut Laboratory

"Out in the field, the coconut can replace the petri dish and the lab." - Microbiologist and research team leader Palmira Ventosilla.

How does it work?

A cotton swab that has been doused with Bti is dropped through a hole drilled in a coconut. The hole is plugged with a wisp of cotton and sealed with candle wax. The coconut's hardshell protects the Bti during incubation while the coconut milk contains the amino acids and carbohydrates the bacteria must eat to reproduce. After the coconuts have fermented for two to three days, they are broken open and thrown into an infested pond. Along with their regular diet of algae, the mosquito larvae eat the bacteria. The Bti kills the larvae by destroying the stomach lining. In tests, the Bti killed nearly all the mosquito larvae in a pond and stopped breeding for 12 to 45 days. A typical pond needs two to three coconuts for each treatment. How the research was developed: A Chronology

Copyright 1997 \co International Development Research Centre, Ottawa, Canada\      pub@idrc.ca | March 2, 1997


Malaria Links

Anyone interested in malaria should join the malaria list out of Australia and search the archives. The archives are rich with material.

Email to: listserv@wehi.edu.au with the following in the body: subscribe malaria@wehi.edu.au Your Name


This page was written by Jean-Philippe Soulé

This page was produced with an educational goal, it is not intended to be a medical guidelines. The author and CASKE 2000 accept no responsibility for anybody using this page instead of getting appropriate medical attention.

All people or organizations quoted have been acknowledged (please contact them directly for inquiries relating to their quote).

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