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Old French Translation:

    Requins

    La section suivante a été rédigée dans un but éducatif par Wade Smith, biologiste spécialisé dans le monde marin, chercheur au laboratoire Moss Landing Marine (il travaille actuellement sur les requins au Mexique).


J'ai toujours été très intéressé par les requins. En tant que moniteur de plongée sous marine, j'ai essayé de dissiper les fausses croyances du grand public qui a toujours pensé que les requins sont des tueurs. Ma première rencontre avec un requin, alors que je plongeais en apnée, a été merveilleuse. Depuis, j'ai développé une grande curiosité ainsi qu'un grand intérêt pour ces magnifiques créatures. La plupart des livres sur les requins sont déjà dépassés au moment où ils sont imprimés. Pour avoir des informations plus récentes j'ai donc demandé à mon ami Wade Smith, biologiste spécialisé dans le monde marin qui étudie plus spécialement les requins, de participer à notre mission éducative en écrivant cette section sur les requins. Wade et moi travaillons ensemble pour vous offrir les faits les plus précis et les plus intéressants sur les requins.    J-Philippe


Sommaire

Introduction

Présentation des requins

Sens

Mâchoires et dentition

Reproduction

Rencontres avec des humains

Localisation des attaques

Prévention contre les attaques

Les espèces dangereuses

Les requins les plus dangereux

Les humains : un danger

Présentation de l'auteur

Bibliographie


Introduction

Dans le monde animal, les requins sont probablement ceux qui effraient le plus, et ce depuis de nombreuses années. Les serpents, les crocodiles et les tigres sont de grands prédateurs dangereux pour les hommes, mais ils ne semblent pas être aussi craints que les requins. Les requins se meuvent rapidement et de manière intelligente dans un environnement où les êtres humains se sentent souvent mal à l'aise ou en danger. Le pouvoir de l'océan et les mystères que peuvent cacher les  profondeurs marines participent grandement à cette peur des requins. En 1865, Thoreau écrivit : "Je suis sûr qu'on se rappellera la présence d'un seul requin sur une plage de centaines de kilomètres pendant plus d'une dizaine d'années". Mais leur réputation et les mystères qui les entourent dépassent de loin les connaissances que nous avons de ces animaux.

Les histoires de rencontres avec des requins sont souvent exagérées, on leur donne souvent un tour sensationnel. Certains "experts" présentent leur intérêt pour les requins comme des efforts héroïques ou cherchent surtout à obtenir des images de requins lors de rencontres sanglantes avec leurs proies. L'attention du public est habituellement attirée sur une minorité d'espèces immenses et très actives. L'image typique du requin en forme de torpille qui se nourrit et bouge constamment ne rend pas compte de la réalité. Il existe de nombreuses espèces de requins qui ont différentes tailles, différentes habitudes alimentaires, différentes étendues de mouvement et lieux de vie. Certains vivent dans les profondeurs et dans les régions polaires, d'autres se déplacent sans arrêt dans les bassins océaniques au cours de leurs vies. Plus de 360 espèces de requins sont actuellement connues par l'homme et la majorité d'entre elles mesure moins d'un mètre.

 

Présentation

On croit souvent que les requins sont des animaux primitifs qui n'ont pas évolué depuis qu'ils sont apparus dans les océans. Cependant, bien que ces animaux existent depuis environ 400 millions d'années, ils ont constamment dû s'adapter, et ont développé des caractéristiques bien spécifiques durant cette période. L'une des plus vieilles familles vivantes, celle des requins à tête de taureau (ou hétérontidae), existe depuis la période jurassique, il y a quelques 160 millions d'années. Ils n'auraient pratiquement pas évolué depuis l'époque des dinosaures et celle des premiers oiseaux. Par contre, de nombreux requins actuels, comme le requin mako ou le requin blanc, se seraient développés il y a seulement 50 millions d'années. Ces dates paraissent très éloignées, mais elles correspondent à l'origine de certains poissons considérés comme les plus modernes, ou leurs descendants.

Les quelques 360 espèces de requins représentent seulement une toute petite partie des 20 000 poissons vivants actuellement sur notre planète. Les requins et les raies sont différents de la plupart des autres poissons car leur squelette est entièrement formé de cartilage (y compris leur "colonne vertébrale"). Ces squelettes sont bien moins denses que les arêtes et favoriseraient la flottabilité de ces animaux, ils leur permettraient aussi de se mouvoir plus facilement dans l'eau. Les branchies des poissons osseux sont protégées et couvertes alors que celles des requins sont exposées. Les requins se sont adaptés de façon unique à leur environnement, vous trouverez ci-dessous quelques exemples de ces adaptations :

Ouïe, vue... (à venir!)

Mâchoires et dentition (à venir!)

Reproduction (à venir!)

Rencontres avec des humains

Petit à petit, les attitudes et les points de vue à propos des requins commencent à changer. Alors que de plus en plus de gens se déplacent vers les zones côtières, pratiquent des sports d'eau, ou s'intéressent au milieu marin, les rencontres entre des êtres humains et des requins ont considérablement augmenté. La plongée sous-marine offre des possibilités d'observer de plus près les requins dans leur habitat. Et bien qu'un grand nombre de nous ne le sache pas, nous partageons constamment les eaux avec de nombreuses espèces de requins. Cependant, chaque années, seulement 50 à 75 attaques de requins sont signalées dans le monde entier, entraînant entre 5 et 10 morts. Dans les zones où il y a beaucoup de monde, comme en Floride, les attaques sont plus courantes. Les rencontres vont du frôlement jusqu'aux morsures graves. Mais la peur de ces attaques est bien plus grande que le véritable risque. D'autres animaux sont bien plus dangereux et provoquent plus de morts par an. Par exemple, chaque année, plus de 50 personnes meurent de morsures de serpents et ce seulement pour le Brésil. Les blessures sur la plage ou les morts par noyade ou crises cardiaques, les blessures de méduses ou de pastenagues sont bien plus courantes que les morsures ou les écorchures causées par les requins.

Il faut aussi noter que certaines des "attaques" signalées chaque année surviennent à la suite de provocation des hommes. Si un plongeur est mordu après avoir tiré la queue d'un requin, ou qu'un pêcheur est mordu après avoir  pris un requin, on parlera aussi d'attaques. Les attaques de requins sont des dangers potentiels pour tous ceux qui se trouvent dans l'océan ou dans quelques rivières bien déterminées. Cependant, le risque d'attaque est extrêmement bas, il faut donc relativiser. C'est en sachant comment réduire les risques d'une attaque et en comprenant l'attitude des requins que nous apprécierons mieux ces animaux et pourront nous déplacer plus à notre aise tout en partageant leur lieu de vie.

Localisation des attaques

On a signalé des attaques de requins dans le monde entier, à la fois près des côtes et au large. Aux Etats-Unis, la majorité des attaques ont eu lieu en Floride. Les états de Californie et de Hawaï, où les plages sont très peuplées, ont aussi connu des cas de rencontres - mortelles ou non- avec des requins. Mais les attaques de requins ont le plus souvent lieu en Australie, en Nouvelle Zélande et en Afrique du Sud. Il se peut aussi que des attaques dans des endroits très isolés ou dans des pays en voie de développement ne soient pas signalées.

La plupart des attaques ont lieu près des côtes, habituellement dans une barre de sable où les requins peuvent se retrouver coincés lorsque la marée est basse. Les plages avec des pentes raides représentent aussi des lieux plus risqués. Les poissons ont tendance à se concentrer dans ces zones, ce qui attire les requins. Les colonies de phoques et de lions de mer attirent aussi les requins, comme le requin blanc, qui se nourrissent des nouveaux nés et de quelques parents lorsqu'ils sont concentrés sur une zone. Il semblerait que les requins attaquent les humains pour deux raisons : par peur ou agression ou pour se nourrir. On comprend très mal l'attitude de ces animaux, cependant, lors des périodes de reproduction ou lorsque les petits sont très jeunes, les requins peuvent être plus agressifs et les attaques sont  plus courantes. Les requins peuvent aussi attaquer lorsqu'ils sentent que leur vie est menacée. Ils peuvent aussi prendre un être humain pour une proie. Un baigneur en nageant peut ressembler à un poisson ou à un ban de poissons. Une personne sur un surf ou un boogie board vue de dessous peut ressembler à la silhouette d'un phoque, un lion de mer ou encore une tortue de mer. De plus, lorsque l'eau est trouble les ressemblances augmentent.

Prévention contre les attaques

Il existe de nombreuses manières de réduire le risque d'attaques:

  • Restez toujours en groupe. Les attaques ont plus souvent lieu lorsque le nageur est seul.
  • Évitez d'aller dans l'eau dans l'obscurité ou au crépuscule : à ces heures-ci les requins sont plus actifs et ont un avantage sensoriel important sur vous.
  • Ne portez pas de bijoux brillants, ils peuvent refléter la lumière de la même manière que les  écailles de poissons.
  • Soignez très vigilant lorsque les eaux sont troubles ou polluées.
  • Évitez le bronzage inégal et les vêtement de couleurs vives; les requins voient particulièrement bien le contraste.
  • Évitez de nager avec une blessure ouverte ou un poisson que vous venez de harponner.
  • Évitez de nager loin du bord, dans les chenaux ou lorsque la pente est raide. 
  • Évitez les mouvements irréguliers et nagez doucement, surtout si un requin a été signalé.

Lisez la rencontre houleuse de JP avec un requin pour un parfait exemple de ce qu'il ne faut pas faire ! !

Espèces dangereuses

Peut être 60 espèces de requins parmi les 360 qui existent sont suspectées d'avoir attaqué des hommes. Ces rencontres étant souvent très brèves, il est difficile de déterminer quelle espèce de requin a attaqué. Cependant, trois espèces très répandues ont été identifiées comme responsables de la majorité des attaques mortelles. Les requin longimane aurait été responsable de nombreuses attaques en mer sur des victimes d'accidents de bateau ou d'avion. Il est donc inclus dans la liste des requins dangereux.

Les requins les plus dangereux

Les requins considérés comme étant les plus dangereux sont les suivants:

  • Le requin taureau (Carcharhinus leucas)
  • Le requin tigre (Galeocerdo cuvieri)
  • Le requin blanc (Carcharodon carcharius)
  • Le requin longimane ou à marges blanches (Carcharhinus longimanus)

Ces requins peuvent atteindre des tailles énormes et se nourrissent de grosses proies telles que des mammifères marins et des tortues de mer. Le requin taureau traverse les eaux côtières peu profondes. Il est donc celui qui aura le plus de chances de rentrer le plus souvent en contact avec les humains.

Les humains : un danger

A travers le monde, on entend régulièrement parler de fermetures de pêcherie, de nouvelles législations sur la pêche ou que des communautés de pêcheurs se battent pour trouver de nouvelles sources de revenu. Depuis les années 40, le nombre de prises au niveau mondial s'est multiplié par quatre environ. L'exploitation des ressources marines a énormément augmenté. Et alors que les stocks traditionnels de poissons diminuent, de nouvelles pêcheries s'établissent pour des espèces qui n'étaient pas exploitées jusqu'alors. En conséquence, les prises de requins et de raies (élasmobranches) ont atteint des niveaux records. Il est peu probable que cette tendance continue, étant donné la biologie unique des élasmobranches. La plupart des poissons (comme le thon et les anchois) produisent des milliers ou des millions d'oeufs. Quelques femelles fécondées peuvent suffire pour que la population de l'espèce augmente considérablement. De nombreux poissons très commercialisés atteignent rapidement leur taille adulte et se reproduisent après seulement un an ou deux ans. Par contre, les requins ont une croissance lente, une longue durée de vie, ils atteignent la maturité relativement tard, leur taux de naissance est bas et les périodes de gestation sont longues. Les femelles ont un nombre réduit de petits, et certaines ne commencent à se reproduire qu'à l'âge de 5,10 ou 20 ans. Par conséquent, ces espèces mettent de nombreuses années à récupérer les nombreuses pertes dues aux activités de pêche. De plus, étant des prédateurs primaires, leur   disparition pourrait avoir des effets importants et imprévisibles sur les complexes réseaux d'alimentation de nombreux animaux marins. La surexploitation des requins et des raies entraîne souvent une diminution grave et rapide des populations, et mettent en danger les ressources et la valeur écologique sur de vastes étendues.

Actuellement, la pêche aux requins et aux raies se développe de plus en plus, mais il ne faut pas oublier qu'elle existe depuis plusieurs siècles déjà. La soupe d'aileron de requin est un met très raffiné chez les Chinois, et représente un plat d'honneur depuis plus de 2000 ans. Cependant, les grandes opérations de pêche au requin se sont étalées en dents de scie au cours des années. Par exemple, dans les années 40, la forte demande d'huile de foie de requin (riche en vitamine A), a stimulé la pêche au requin. Dans le monde entier, galeorhinus galeus était l'espèce la plus recherchée pour ce marché. Mais après quelques années de pêches fructueuses, les pêcheries firent faillite en Californie en raison du déclin des mâles adultes. Il est aujourd'hui évident que seulement un nombre réduit de la population de requins et de raies peut être pêcher si l'on veut qu'ils puissent continuer à se reproduire à long terme. Pour le galeorhinus galeus (qui peut vivre jusqu'à 50 ans), le niveau acceptable de pêche suggéré est de 2-3% de sa population. Mais cette espèce reste l'une des favorites sur les marchés asiatiques.

Les espèces les plus prisées pour notre consommation varient selon la disponibilité, le pays, la région et les coutumes. L'isurus oxyrinchus est le plus prisé pour sa qualité, il est donc le plus cher. Le requin renard (alopias spp.) et le requin taupe (lamna nasus) sont aussi très connus et très chers. Les chiens de mer et autres roussettes se trouvent dans le monde entier et sont couramment utilisés par les hommes. Les Français comptent parmi les plus grands consommateurs de chiens de mer, où ils sont commercialisées comme saumonette dans les poissonneries et les supermarchés. Les ailerons de requins les plus prisés sont ceux des requin marteau, requin mako, requin bleu,  requin "dusky" et requin à queue noire. A Hongkong, le prix des ailerons de requin au détail varie de 40$ US à 564$ US le kilo. Les ailerons de requin sont fréquemment utilisés dans la production de cuir. Les mâchoires, les dents, les organes internes et le cartilage sont aussi couramment commercialisés. 

Dans la plupart des pays, les pêcheries de requins ne publient que très peu d'informations. Le Japon, le Mexique et Taiwan, qui font partie des pays qui pêchent le plus les requins, ne possèdent pas de comptes spécifiques des espèces prises. Ils les regroupent en grands groupes comme les grands requins et les raies. La flotte de pêche chinoise, qui est en pleine expansion, se contente d'attraper les requins, mais ne signale ni leur poids, ni la quantité ou l'espèce pêchée. Les seuls pays à contrôler leurs pêcheries commencent à comprendre aujourd'hui l'importance de créer une législation spécifique. Après avoir constaté que les populations de requins vivants au bord de la côte Atlantique des Etats Unis avaient diminué de plus de 75% depuis les années 70, un programme de gestion comprenant toute la côte a été mis en place en 1993. Malgré ce programme, les quotas qui avaient été établis furent divisés par deux en 1997, puis limités en 1998. Il est aujourd'hui évident qu'une gestion prudente de conservation ainsi que des recherches approfondies sur la vie des élasmobranches est absolument nécessaire afin d'assurer la survie des requins et que la pêche au requin continue.

L'été dernier, des chercheurs ont annoncé qu'un proche parent de la famille des requins, la raja laevis, était proche de l'extinction et ne pouvait se trouver que dans une partie bien déterminée de l'océan Atlantique. Cette raie n'a jamais été la cible des pêcheurs, mais elle est prise pour un autre poisson. Le nombre de requins diminuent de manière directe à cause de la pêche au requin et indirecte à cause de la pêche au thon. De plus, au cours de ces dernières années, la pêche au requin est devenue un loisir pour certains. Dans de nombreux ports de Floride, les pêcheurs ont noté une chute importante du nombre de requins ainsi que de leur taille. Il faut ajouter que l'aménagement des côtes réduit les sites possibles à la croissance des jeunes requins.

De nombreuses espèces de requin ont une vie migratoire, et traversent régulièrement les frontières officielles. Ce phénomène complique la recherche scientifique et les politiques de gestion efficaces. Parmi les 125 pays qui pêchent ou commercialisent les produits dérivés des requins, seulement quatre d'entre eux (l'Australie, le Canada, la Nouvelle Zélande et les Etats Unis) ont mis en place des programmes de gestion des pêcheries. On commence à prendre conscience des problèmes, et de nombreux gouvernements, chercheurs, et organisations environnementales se mettent à coopérer pour obtenir des informations sur la biologie des requins, et à améliorer la communication nécessaire pour l'application de programmes de gestion efficaces à long terme pour les élasmobranches.

Si vous voulez en savoir plus sur les requins et les raies ainsi que sur leur préservation, écrivez à "Shark News", vous recevrez un bulletin d'informations du IUCN Shark Specialist Group. Ces publications proposent des informations très récentes et sont disponibles à tous en échange d'une donation de votre part. Pour plus d'informations, écrivez à :

Sonja Fordham
Center for Marine Conservation
1725 DeSales Street NW
Washington, DC 20036, USA

Présentation de l'auteur

Wade D. Smith est étudiant en troisième cycle aux Moss Landing Marine Laboratories à Moss Landing, en Californie. Ce laboratoire se consacre aux sciences de la mer ainsi qu'à l'éducation. Wade fait partie d'une équipe internationale, qui regroupe diverses institutions et dont les recherches concernent le statut des pêcheries de requin et de raies dans le golfe de Californie au Mexique. Il dirige aussi des recherches sur l'age, la croissance et la reproduction de la dasyatis brevis (une espèces de raie pastenague). Cette raie est un grand poisson que l'on pêche beaucoup. On peut la trouver entre le sud de la Californie et le Pérou, ainsi que vers les Galapagos et Hawai.

Bibliographie

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Clark, E. and D.R. Nelson. 1997. Young whale sharks, Rhincodon typus, feeding on a copepod bloom near La Paz, Mexico. Env. Bio. Fish. 50:63-73.

Colman, J.G. 1997. A review of the biology and ecology of the whale shark. J. Fish. Bio. 51: 1219-1234.

Compagno, L.J.V. 1984. Sharks of the World. FAO Fisheries Synopsis 125, vol. 4, parts 1 and 2. Rome: United Nations Food and Agriculture Organization. 655 pp.

Gilbert, P.W., R.F. Mathweson, and D.P. Rall (eds.). 1967. Sharks, Skates, and Rays. Johns Hopkins University Press. Baltimore, MD. 624 pp.

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Joung, S.-J., C.-T. Chen, E. Clark, S. Uchida, and W.Y.P. Huang. 1996. The shale shark, Rhincodon typus, is a live bearer: 300 embryos found in one 'megamamma' supreme. Env. Bio. Fish. 46: 219-223.

Klimley, A.P. and D.G. Ainley (eds.). 1996. Great White Sharks: The Biology of Carcharodon carcharias. Academic Press. San Diego, CA. 517 pp.

Lowe, C.G., B.M. Wetherbee, G.L. Crow, and A.L. Tester. 1996. Ontogenetic dietary shifts and feeding behavior of the tiger shark, Galeocerdo cuvier, in Hawaiian waters. Env. Bio. Fish. 47: 203-211.

Pratt, H.L., S.H. Gruber, and T. Taniuchi (eds.). 1990. Elasmobranchs as living resources: Advances in biology, ecology, systematics, and the status of the fisheries. NOAA Tech Rep. NMFS 90.

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Springer, V.G. and J.P. Gold. 1989. Sharks in Question - The Smithsonian Answer Book. Smithsonian Institution Press. 187 pp.

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Taylor, L. (ed.). 1997. The Nature Company Guides - Sharks & Rays. Time Life Books. Sydney, Australia. 288 pp.

 

Sharks

    The following is an educational contribution by Moss Landing Marine Labs Biologist and Graduate Student (Currently working on shark studies in Mexico) Wade Smith


I've always had a great interest in sharks. As a scuba diving instructor, I've tried to dispel the general public belief that sharks are killing machines. My first shark sighting while snorkeling was a fascinating experience. Since, I have developed a greater curiosity and interest for those beautiful creatures. Most books on sharks are outdated by the time they go to press. For the latest information, I asked my friend Wade Smith a Marine Biologist studying sharks to contribute to our educational goal by writing this section on sharks. Wade and I are working together to provide you the most accurate and interesting facts about sharks.    J-Philippe


Table of Contents

Introduction

Shark Biology

Senses

Jaws and Teeth

Reproduction

Interaction with Humans

Attack Location

Attack Prevention

Dangerous Species

The Most Dangerous

Threat from Humans

Profile of the Author

References and Recommended Reading


Introduction

Sharks have long evoked more fear than any other creature. Snakes, crocodiles, and tigers are highly effective predators and dangerous to humans, but they don’t seem to be as universally feared. Sharks move efficiently and swiftly through an environment where humans may struggle or feel awkward. The power of the ocean and the mystery of what cannot be seen beneath its' waves adds to the fear of sharks. In 1865, Thoreau noted, "I have no doubt that one shark in a dozen years is enough to keep up the reputation of a beach a hundred miles long." The reputations and mysteries surrounding sharks far exceeds our understanding of them.

Tales of interactions with sharks are often exaggerated or sensationalized. Some 'experts' present their involvement with sharks as heroic efforts or seek to primarily record images of sharks involved in baited, bloody feeding encounters. Public attention is usually drawn to a minority of large, active species. The common image of the large torpedo-shaped shark constantly feeding and moving is misleading. Sharks are extremely diverse in form, feeding habits, range of movement, and use of habitat. Some occupy the deep sea and polar regions and others move throughout entire ocean basins during the course of their lives. Of the more than 360 species of sharks currently recognized the majority of these grow to less than one meter (3.2 feet) at their maximum length.

Shark Biology

Sharks are often thought of as highly primitive creatures that have remained unchanged since their first appearance in the oceans. Although sharks have been around for approximately 400 million years, they have undergone many adaptations and specializations during this time. One of the oldest living families (Heterodontidae), the horn sharks, extends back to the Jurassic, some 160 million years ago. They are believed to have remained relatively unchanged since the time of dinosaurs and the first birds. However, many of the present day sharks, such as the mako or white, are believed to have developed only 50 million years ago. This sounds like a long time, but it means that they date back to the origin of some of the fish considered to be the most modern or derived.

The 360 or so species of sharks represent only a small fraction of the approximately 20,000 living fishes. Sharks and rays are different from most of their other fish relatives by having a skeleton that is entirely made up of cartilage (including their "backbone"). These skeletons are much less dense than bone and are believed to aid in buoyancy and swimming efficiency. Bony fishes have gills that are protected and covered while those of sharks are exposed. Sharks also possess many unique adaptations to their environments, some of which are Senses, Jaws and Teeth, and Reproduction.

Interaction with Humans

Attitudes and impressions about sharks are slowly beginning to change. As more people move to coastal area, take part in water sports, or learn about marine environments, positive shark-human interactions have increased over the years. Diving and snorkeling trips provide the opportunity for close observation of sharks in their own habitat. Although we may be unaware, we consistently share the water with many types of sharks. However, each year only an approximately 50-75 shark attacks are reported around the world, resulting in 5-10 deaths. In areas of heavy ocean recreation, such as Florida, attacks are more common. Encounters range from a brush or bump to serious bites. The fear of these attacks is much greater than the actual risk. Injuries from other animals result in many more deaths each year. For example, over 50 fatal snakebites occur annually in Brazil alone. Beach injuries or fatalities from drowning, heart attack, and jelly fish or stingray wounds are far more common than bites or abrasions inflicted by sharks.

It should also be noted that some of the "attacks" reported each year are the result of provocation. If a diver is bitten after pulling on the tail of a shark or a fishermen is bitten by a shark that has been landed, these occurrences are included as attacks. Shark attack is a potential danger to anyone who spends time in the ocean or a few select rivers. The possibility of an attack is extremely low, however, and must be kept in perspective. An understanding of how to reduce the risks of an attack and of shark behavior may provide a greater appreciation of these animals and increased comfort when sharing their environment.

Attack Location

Shark attacks have been recorded around the world, both near shore and in the open ocean. In the United States, the majority of shark attacks are reported in Florida. The states of California and Hawaii, where ocean recreation is also extremely popular, have long histories of fatal and non-fatal encounters with sharks. Worldwide, shark attacks most commonly occur in Australia, New Zealand, Brazil, and South Africa. Many attacks in remote setting or from Third World countries are likely to go unreported.

Most attacks occur in waters near shore, typically inside of a sand bar or between sandbars where sharks may be trapped at low tide. Beaches with steep drop offs are also common attack sites. Fish tend to congregate in these areas, which attracts sharks. Seal and sea lion rookeries also attract sharks, such as the White, which feed upon the new-borns and individuals concentrated in one area. Shark attacks on humans appear to result from two basic circumstances: threat/aggression or feeding. The behavior of sharks is poorly understood, but it is believed that during periods of breeding or pupping, more aggressive actions may be displayed and attacks may be more prevalent. Sharks may also attack when a possible threat to their own lives is perceived. Although highly adapted, sharks may mistake humans for other sources of prey. Splashing bathers may create circumstances somewhat like splashing, schooling fish. When viewed from below, the image of a human on a surf or boogie board may match the silhouette of a seal, sea lion, or sea turtle. In water that is murky, the possibility of such a mistaken identity increases.

Attack Prevention

The risk of shark attack can be reduced in many ways:

  • Always stay in groups. Attacks more often occur on solitary swimmers
  • Avoid the water during darkness or twilight hours when sharks are most active and have a competitive sensory advantage
  • Do not wear shiny jewelry. It may reflect light in a manner similar to fish scales
  • Use extra caution when waters are murky or polluted
  • Avoid uneven tanning and bright colored clothing - sharks see contrast particularly well
  • Avoid swimming with an open wound or freshly speared fish
  • Avoid swimming far offshore, in channels, or over drop offs to deeper water
  • Avoid erratic movements and swim smoothly, especially if a shark has been sited

Dangerous Species

Perhaps 60 of the 360 or so species of sharks have been suspected of attacks on humans. Because these encounters are often brief, it is difficult to determine which type of shark has been involved in an attack. However, three widely distributed species have been identified as responsible for the majority of fatalities. The Oceanic whitetip, is suspected of many attacks offshore on victims of ship or plane wrecks and is included in this list.

The Most Dangerous

The sharks considered to be most dangerous are:

  • Bull shark (Carcharhinus leucas)
  • Tiger shark (Galeocerdo cuvieri)
  • White shark (Carcharodon carcharius)
  • Oceanic Whitetip (Carcharhinus longimanus)

Each of these sharks reach large sizes and consume large prey such as marine mammals and sea turtles. The Bull Sharks cruise the shallow coastal waters and therefore might come into contact with humans the most.

Threat from Humans

The news reports from around the world are common: fisheries closures, new regulations, fisheries collapses, or a fishing community struggles to find new sources of income. Since the 1940's, global marine catches have grown approximately fourfold. The use of marine resources has increased dramatically. As traditional fish stocks decline, new fisheries are established for species that were previously unexploited. As a result, catches of sharks and rays (elasmobranchs) have reached their highest level in history. The continuation of this global trend is doubtful, considering the unique biology of elasmobranchs. Most fish (such as tuna and anchovies) release thousands or millions of eggs. The spawning success of just a few females can result in the growth of the population. Many important commercial fishes mature quickly and are reproducing successfully after only a year or two. Sharks, however, exhibit life history characteristics that include slow growth, long life spans, late ages of maturity, low birth rates, and long gestation periods. Females have only a small number of offspring and may not reproduce for the first time until they are 5, 10, or 20 years old. Thus, populations can only slowly recover from high levels of loss due to fishing activities. Furthermore, as apex predators, the absolute numbers of sharks is low to begin with. Because sharks and rays tend to serve as apex predators their removal may have significant and unpredictable effects upon the intricate food webs of many marine communities. Over-exploitation of sharks and rays often leads to severe and rapid depletion of populations, endangering their resource and ecological value over broad regions.

Although rapidly growing, fisheries for sharks and rays have existed for centuries. Shark fin soup has been a Chinese delicacy and a dish of honor for more than 2000 years. Large scale fishing operations for sharks, however, have followed a pattern of boom and bust. For example, in the 1940's demand for shark liver oil (a great source of vitamin A) stimulated a rapid growth in fisheries. The soupfin shark, Galeorhinus galeus, was a common target for this market around the world. After a few short years of profitable fishing, the fishery collapsed in California because of the decline in the population of mature females. It has become evident that only a small proportion of shark and ray populations can be harvested in a sustainable way. For the soupfin shark (which can live for as long as 50 years), it has been suggested that 2-3% of the population is an acceptable level. This species remains one of the most favored in Asian markets.

Shark species preferred for human consumption vary by availability, country, region, and customs. Overall, the shortfin mako (Isurus oxyrinchus) is considered to be the highest quality and most valuable. Thresher (Alopias spp.) and porbeagle (Lamna nasus) sharks are also popular and of high value. Dogfish and smoothhound sharks are found worldwide and are commonly consumed. France is among the world's largest consumers of dogfish, where marketed as saumonette, it is sold in fish and super markets throughout the country. Shark fins tend to be most prized from hammerhead, mako, blue, dusky, and blacktip sharks. In Hong Kong, retail shark fin prices range from US $40.00 - US $564 per kg. Shark skin is frequently utilized in leather production, while jaws, teeth, internal organs, and cartilage are commonly marketed as well.

Very limited information is available on the shark fisheries for most countries. The major shark fishing nations of Japan, Taiwan, and Mexico do not keep species specific records of their catches. They instead lump them into groups such as large sharks or rays. The growing Chinese fishing fleet simply lands sharks, but does not report the weight, quantity, or species composition of catches. The few countries which have managed and monitored their shark fisheries are beginning to learn the extent to which regulation is necessary. Upon determining that many shark populations along the Atlantic seaboard of the United States had declined by more than 75% since the 1970's, a coast-wide management plan was implemented in 1993. Despite this plan, the quotas that had been established were cut in half in 1997 and further limited in 1998. It has become evident that careful, conservative management and additional research into the life history of elasmobranchs is critical to ensure the survival of shark populations as well as a sustainable fishery.

Last summer, researchers announced that a close shark relative, the barndoor skate (Raja laevis), could only be found at the southern edge of its range in the nortwest Atlantic and suggested that it was near extinction. This skate was not the target of any fishery, but was taken as bycatch throughout the region. Shark populations are reduced through the directed fishing efforts described above and indirectly in other fisheries such as tuna and billfish. Recreational fisheries for sharks have also grown in recent years. In many Florida ports, recreational fishermen have witnessed a dramatic drop in both shark abundance and size. The success of sharks is further complicated by increased coastal development which reduces the availability of necessary nursery grounds that are crucial for survival of juveniles.

Many shark species are highly migratory and cross political boundaries on a regular basis. This complicates scientific research and effective management policies. Of the 125 countries that fish or trade in shark products, only four (Australia, Canada, New Zealand, and the United States) have designed management plans for the fisheries. Awareness of the unique problems associated with shark and ray fisheries is increasing, and many governments, research agencies, and environmental organizations are beginning to cooperate to obtain biological information and enhance communication that is necessary to implement effective, sustainable management for elasmobranchs.

To learn more about shark and ray biology and conservation, please write to Shark News, to receive a newsletter of the IUCN Shark Specialist Group. These publications are extremely current, informative, and are available to any interested party for a donation. For further information, write to:

Sonja Fordham
Center for Marine Conservation
1725 DeSales Street NW
Washington, DC 20036, USA

Shark Diversity

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Profile of the Author

Wade D. Smith is a graduate student at Moss Landing Marine Laboratories in Moss Landing, California. Moss Landing Marine Laboratories is dedicated to excellence in marine and estuarine science and education. Wade is currently a member of an international, multi-institutional team investigating the status of the shark and ray fishery in the Gulf of California, Mexico. He is also conducting research on the age, growth, and reproduction of the diamond stingray, Dasyatis brevis. The diamond stingray is a large, heavily fished ray that is found from southern California to Peru, including the Galapagos and Hawaiian Islands. Photo taken by JP in Baja, Mexico

References and Recommended Reading

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